Législatives 2012: le point dans les Côtes d’Armor (article Le Télégramme)

Posté par mrc22 le 18 janvier 2012

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À six mois des élections législatives de juin prochain, les principaux partis ont désigné leurs candidats. Parfois dans la douleur! Tour d’horizon dans les Côtes-d’Armor.

Le résultat de l’élection présidentielle ne sera pas sans conséquences sur les élections législatives, organisées dans la foulée.
Ces dernières ont déjà mobilisé les principaux partis. Côté PS, on a rendu la copie fin novembre. L’affaire n’a pas été des plus simples. À l’UMP, on tarde encore un peu, car, comme l’explique MarcLeFur, «le mandat n’est pas fini, l’heure est encore au travail».

Saint-Brieuc: la patience de Michel Lesage

À Saint-Brieuc, après trois mandats, Danielle Bousquet (PS) laisse la place libre dans une circonscription plutôt favorable à la gauche. Ce siège vacant a entrouvert beaucoup de convoitises. Chez les Verts, qui ont fait le forcing tout l’automne pour que la place leur soit réservée, mais aussi au sein du PS, où ils ont été jusqu’à cinq à lorgner sur l’investiture. Au final, c’est Michel Lesage, le suppléant de Danielle Bousquet qui, à force de patience, a réussi à s’imposer et sera le candidat socialiste. Le soutien de ThierryBurlot, premier secrétaire de la fédération costarmoricaine, contestant jusqu’au bout le choix initial de Paris, qui voulait «offrir» Saint-Brieuc aux écologistes, a été déterminant. Le patron des socialistes des Côtes-d’Armor a même habilement manoeuvré. Il impose aux Parisiens le choix de la base. Et en prime, en laissant Guingamp aux Verts, il offre aux communistes une opportunité de «primaire» tout à fait jouable. Un geste qui pourrait être apprécié au niveau régional si, un jour, il fallait désigner un successeur à Jean-YvesLe Drian! Dans cette première circonscription, la droite est pour l’instant plus discrète. Faute de pointures? Marc Le Fur promet toutefois l’arrivée d’une femme. BrunoJoncour, de son côté, attend patiemment de mesurer «l’effet Bayrou».

Dinan: deux déceptions

À Dinan, le PS a choisi de désigner une femme pour défendre le fauteuil de Jean Gaubert. Ce sera Viviane Le Dissez, maire de Plancoët. Marie-Reine Tillon, conseillère générale de Matignon, aurait aimé se présenter face aux militants mais, faute d’être encartée, Paris ne lui a pas laissé cette possibilité. «Déçue», elle en a pris acte mais n’exclut pas d’être au rendez-vous de juin. Elle décidera avant la fin du mois. À droite, la candidature de MichelVaspart (UMP) a fait naître quelques grincements de dents à la base. Michel Desbois, maire de Saint-Méloir, conteste cette «autoproclamation» et s’est mis en congé du mouvement, se réservant la possibilité de se présenter. «Épiphénomène», relativise MarcLe Furpour qui«le comité de circonscription a unanimement décidé».

Un vert inattendu à Guingamp!

À Guingamp, on note aussi quelques aigreurs au sein du PS qui ne pourra pas défendre le siège de Marie-Renée Oget. Cette mission sera confiée au Vert, et inattendu, Michel Balbot, qui tentera de faire oublier le parachutage raté de l’ancien secrétaire d’État écologiste, Guy Hascoët. Le communiste Gérard Lahellec pourrait tirer parti de la situation. À droite, c’est la conseillère régionale Valérie Garcia qui représenteral’UMP. Dans le Mené et le Trégor, les désignations ont été moins compliquées. À Lannion, Corinne Erhel(PS) briguera un deuxième mandat. Elle aura face à elle le président départemental de l’UMP, Xavier Lec’hvien et sans doute Jean-Yves de Chaisemartin, «orphelin» de Jean-Louis Borloo. À Loudéac, le PS a laissé à LoïcCauret la délicate mission d’affronter le sortant Marc Le Fur, bien installé sur ses terres.

Patrick Le Nen (Le Télégramme)  – 4 janvier 2012

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La dégradation de la note de la France pose la question de l’avenir de la monnaie unique

Posté par mrc22 le 16 janvier 2012

La dégradation de la note de la France pose la question de l’avenir de la monnaie unique aaa2-300x200

 » La perte du triple A par la France illustre la toute-puissance des marchés financiers et le fait que notre politique se fait désormais à la corbeille, contrairement aux assertions du Président de la république. Elle sanctionne surtout la cécité de nos élites, dont la monnaie unique a été depuis des décennies le projet commun.

La perte du triple A va fragiliser la zone euro. Il n’est pas sûr que la France puisse contribuer encore longtemps au Fonds européen de stabilité financière. L’Allemagne ne pourra pas demeurer le seul contributeur d’une zone euro transformée en tonneau des Danaïdes. Ou bien elle acceptera que la BCE puisse recourir à la création monétaire, ou bien il sera temps alors d’organiser la mutation de l’euro, de monnaie unique en monnaie commune.

Si les taux d’intérêt auxquels la France emprunte doivent s’élever ne serait-ce que d’un point, la France ne pourra plus contribuer à un niveau significatif au Fonds européen de stabilité financière. Le maintien de la monnaie unique tendra donc inutilement les relations franco-allemandes.

Le passage de l’euro de monnaie unique à une monnaie commune devient un scénario de plus en plus réaliste. Ce sera l’objet d’un débat ouvert à la presse auquel j’ai convié des économistes (Jean-Paul Fitoussi, Jean-Luc Gréau, Philippe Murer et Jean-Claude Werrebrouck) ce lundi 16 janvier à 18h. « 

Jean-Pierre Chevènement

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« La stratégie de distraction », selon Noam Chomsky

Posté par mrc22 le 25 novembre 2011

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Je me suis porté candidat pour saisir l’opinion des enjeux gravissimes pour la France, sa souveraineté, son industrie, l’avenir de sa jeunesse, sa démocratie, sa place en Europe, résultant des décisions en voie d’être prises concernant l’avenir – ou le non-avenir – de la monnaie unique. Ainsi le projet de confier à la Commission européenne un pouvoir d’intrusion dans la procédure budgétaire, apanage du Parlement dans toute démocratie.

Je pensais que sur ce sujet ma voix était légitime pour se faire entendre, étant donné l’antériorité de mes prises de position (1992) et le caractère argumenté de mes propositions (cf. « Sortir la France de l’impasse », Fayard, octobre 2011). 

L’Establishment politico-médiatique (spontanément maastrichtien) répond par une campagne de désinformation concernant l’appartement que j’occupe depuis plus de vingt-huit ans, afin de me faire taire et d’obscurcir mon message. Il s’agit d’une « stratégie de distraction », au sens où l’a définie Noam Chomsky (« Dix stratégies de manipulation »). Je cite : « Elément primordial du contrôle social, la stratégie de diversion (ou de distraction) consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes … garder le public occupé, occupé, sans aucun temps pour penser, de retour à la ferme, avec les autres animaux » (extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »). 

Sur le fond de l’affaire j’ai demandé à mon avocat de saisir la justice à l’encontre de mon bailleur (la Régie Immobilière de la Ville de Paris). Celui-ci, qui ne m’a adressé une lettre qu’en septembre 2009, nourrit dans les médias depuis décembre 2007 une campagne de désinformation qui a repris comme par hasard quatre jours après ma déclaration de candidature à l’élection présidentielle, le 9 novembre 2011. Je n’aurais aucune peine à répondre aux insanités répandues dans les colonnes de journaux qu’on croyait plus sérieux et moins manipulateurs. Chacun comprendra que je ne m’épuise pas aujourd’hui en « droits de réponse ». J’ai d’autres choses à faire. Par contre, je me réserve de saisir la justice à chaque fois que la volonté de diffamation apparaîtra. 

Pour avoir démissionné trois fois du gouvernement, ce qui a entrainé une baisse très substantielle de mes revenus (j’étais ainsi attaché commercial au ministère de l’Economie et des Finances en mars 1983) et pour n’avoir jamais perçu aucune rémunération d’origine privée (conseil, audit, société de communication, etc.), je crois pouvoir dire que je ne me suis jamais battu que pour mes idées (que chacun a bien évidemment le droit de contester). C’est à cela que sert l’indemnité parlementaire : à préserver mon entière liberté d’expression et d’action. Que je sache, ma qualité de parlementaire ne suffit pas à me priver de la protection de la loi… 
 

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« Il n’y a que des oui-ouistes dans l’état major de François Hollande. Il n’y a que des Maastrichtiens là dedans… »

Posté par mrc22 le 23 novembre 2011

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Jean-Pierre Chevènement était l’invité de Mardi Politique sur RFI, mardi 22 novembre 2011. Il répondait aux questions de Clarisse Vernhes (RFI), Roselyne Febvre (France 24), Acacio Pereira (20 Minutes) et Saïd Mahrane (Le Point) 

 

  • A propos de Danielle Mitterrand : je ressens de l’émotion. Je salue une femme résistante, une femme libre qui, à la tête de sa fondation France Libertés, agissait pour les causes qu’elle croyait justes.
  • Elle ne se situait pas sur un plan politique. Elle se situait sur le plan des grandes causes humaines
  • Je pense que le candidat socialiste a trébuché tout seul. En 2002, j’ai dit des choses qui paraissent évidentes aujourd’hui : j’ai dénoncé la dictature des marchés financiers, j’ai proposé l’extension des missions de la BCE, j’ai demandé une politique industrielle, j’ai marqué des repères fermes sur l’École.
  • Est-ce que mes idées sont de trop ? Est-ce que d’autres les soutiennent avec autant de fermeté, de cohérence, de continuité ? D’autres sont-ils aussi légitimes que moi pour poser le problème de la monnaie unique, que j’ai combattue dès le départ avec le Traité de Maastricht alors que toutes nos élites de gauche et droite s’en portaient garantes ?
  • L’industrie est la base de tout et je vois la désindustrialisation depuis 1982.
  • Il faut changer les règles de l’euro mais il faut surtout que ce soit une monnaie moins chère.
  • Il faut permettre le « quantitative easing » qui pourrait permettre de financier un plan d’investissement à l’échelle européenne. Aujourd’hui la BCE est la seule Banque centrale à se priver de ce privilège
  • Il faut aussi qu’il y ait un gouvernement économique pour coordonner tout cela.
  • On a dit beaucoup de bêtises, notamment que si les allemands avaient peur de l’inflation, c’était à cause du nazisme. Le nazisme n’a pas résulté de l’inflation mais de la déflation. Si aujourd’hui les Allemands ont peur de l’inflation c’est parce qu’on leur a confisqué leur épargne en 1948.
  • La France a de grand groupes mais ils font leur chiffre d’affaire à l’étranger. Il faudrait qu’ils se soucient davantage de leurs sous-traitants : les PME, PMI.
  • Je suis un homme de gouvernement sérieux, responsable, ce que ne sont pas les autres. Les français qui m’ont connu dans différents ministères ont gardé un certain souvenir de l’action que j’ai menée. Ils savent que je me détermine en homme d’État, notamment sur l’euro.
  • Faire appel aux fonds chinois pour soutenir le FESF est une hérésie. Nous avons avec la Chine quelques contentieux. Les conditions d’une concurrence loyale avec la Chine sont loin d’être réunies. Elle aspire à être reconnue comme une pleine économie de marché, ce qu’elle n’est pas.
  • Je ressens une véritable angoisse pour l’avenir de la France, pour les générations futures. Je me dis que nous n’avons pas le droit de leur laisser un pays à la dérive.
  • Je pense que ceux qui ont enterré la Nation l’ont fait trop vite.
  • Il faut construire une Europe réaliste, confédérale, à géométrie variable et qui soit un pôle dans un monde multipolaire.
  • A propos du vote Front National : Certains français se laissent aller à des réactions de colère qui les mènent dans l’impasse.
  • Je ne crois pas qu’on va pouvoir amener l’Allemagne autrement que dans une période de crise profonde à changer son point de vue. Elle est arc-boutée sur une orthodoxie monétariste à courte vue.
  • Malheureusement nous sommes aujourd’hui dans un alignement de la France sur l’Allemagne. Nous devons dialoguer mais ne pas nier que nous avons des divergences sur les questions monétaires et économiques, sur le nucléaire. Discutons !
  • Ce que nous appelons fédéralisme aujourd’hui c’est la fin de la démocratie. On nomme des gouverneurs à Rome ou Athènes.
  • M. Zapatero est l’exemple d’un socialisme imbécile. Je ne l’ai jamais entendu définir une autre perspective que la rigueur.
  • J’espère que la France échappera à un nouveau plan de rigueur. Je ne pense pas qu’il faille se placer dans cette optique étroitement budgétaire. Le triple A de M. Sarkozy, c’est triple zéro. M. Hollande doit faire l’effort de sortir de cette logique sarkozienne. Il faut se remettre dans une logique de dynamique, de croissance.
  • Si je suis candidat, malgré tous les inconvénients que je devinais, c’est tout simplement par patriotisme.
  • Il n’y a que des oui-ouistes dans l’état major de François Hollande. Il n’y a que des Maastrichtiens là dedans.
  • A propos de l’accord PS-EELV : Je pourrais faire la liste de tout ce qui, dans cet accord, me hérisse le poil. Je regrette que le Parti Socialiste accepte de se mettre dans le main de cette organisation. C’est le syndrome de Stockholm.
  • Il est temps de redresser la barre. Cet accord n’était pas opportun. Je souhaite qu’il y ait une gauche sérieuse, solide, responsable, républicaine, à la hauteur des défis sur tous les sujets. La France sera dans une crise grave.
  • Je ne crois pas qu’on puisse parler de droitisation. Les peuples sanctionnent l’incapacité, l’impuissance de leurs dirigeants, l’absence de démocratie réelle et le fait que nos orientations soient choisies par la BCE, la Commission.
  • Il y a un rejet des élites financières. Vous appelez ça populisme, moi je l’appelle réaction populaire. Peut-on faire confiance à ceux qui nous ont fourvoyés pour nous sortir de l’ornière ?
  • Il faut se séparer du social-libéralisme pour aller vers un socialisme républicain, une gauche républicaine.
  • A propos de la situation en Égypte : Je ne pense pas qu’on puisse aller vers la démocratie avec un régime militaire. Je sais très bien que la démocratie est un processus et qu’elle implique un esprit de responsabilité.

 

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Chevènement va poursuivre en justice la ville de Paris à propos de la polémique sur son logement

Posté par mrc22 le 19 novembre 2011

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Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort et candidat à la présidentielle, a annoncé samedi à l’AFP avoir demandé à son avocat de « saisir la justice à l’encontre » de la ville de Paris à qui il reproche de « nourrir la polémique » sur son appartemant parisien.

« J’ai demandé à mon avocat de saisir la justice à l’encontre de mon bailleur », a déclaré le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), en accusant la « ville de Paris de nourrir contre lui une polémique au sujet d’un appartement » qu’il loue dans la capitale.

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M. Aidenbaum, directeur de la RIVP et maire PS du 3e arrondissement de Paris (en « service commandé »?)

Le candidat à la présidentielle loue à la régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) un appartement de 120 m2 proche du Panthéon, qu’il occupe depuis 1983, pour 1.519 euros par mois.

La polémique ancienne sur cet appartement est réapparue quelques jours après l’annonce de candidature de M. Chevènement à la présidentielle.

Depuis, l’ancien ministre tente de convaincre que son logement n’est « pas un logement social mais un logement à loyer libre dont le prix est fixé par le bailleur ».

« Cette dénomination (de logement social) est le fait du bailleur qui non seulement est libre du prix mais se croit autorisé à discréditer ses locataires par des campagnes de rumeurs organisées. Ce n’est pas comme cela qu’on me fera taire », avait-il fait valoir récemment.

Le sénateur a indiqué en outre à l’AFP être propriétaire de deux appartements, « un de 48m2 et un de 90m2″, à Ivry-sur-Seine, confirmant une information de l’Agence Bretagne Presse (ABP) reprise par Libération daté de samedi/dimanche.

« Après mon accident thérapeutique en 1998, il est normal que j’ai eu le souci de constituer pour ma famille des éléments de patrimoine », a-t-il expliqué.

 

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Chez Areva, Chevènement dénonce les Verts qui veulent « massacrer notre tissu industriel »

Posté par mrc22 le 15 novembre 2011

Jean-Pierre Chevènement, candidat du MRC à la présidentielle, a appelé lundi à « ne pas céder au lobby des Verts » qui veulent « massacrer ce qui reste de notre tissu industriel » lors de la visite de l’usine Areva de Saint-Marcel, en Saône-et-Loire. 
 

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« Je demande à ce qu’on ne gâche pas les atouts de la France. Il faut parler avec des arguments sérieux, traiter ce problème de manière responsable et ne pas en faire l’enjeu d’une carabistouille électorale, comme dirait M. Mélenchon », a-t-il ajouté en référence aux négociations entre le PS et Europe Ecologie Les Verts (EELV) qui semblaient achopper sur la question du nucléaire.

« On ne va pas céder au lobby des Verts qui veulent massacrer ce qui reste de notre tissu industriel », a lancé le sénateur du Territoire de Belfort durant son parcours sur le site du groupe nucléaire français dédié à la fabrication de cuves de réacteurs et de générateurs de vapeur.

Souhaitant axer sa campagne présidentielle sur « la réindustrialisation de la France », M. Chevènement a annoncé qu’il visiterait prochainement « des entreprises dans l’aéronautique, l’automobile, la pharmacie » et « l’agroalimentaire »

« Je veux permettre la réindustrialisation de la France. Je sais, comme ancien ministre de l’Industrie, que nous avons perdu la moitié de notre base industrielle« , a conclu le candidat du Mouvement républicain et citoyen (MRC), ajoutant que le pays avait perdu, dans le domaine de l’industrie, « plus de 2,5 millions d’emplois depuis le début des années 1980« . 
 

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« Gratis pro patria » (quand le Parti Socialiste lance ses boules puantes contre J.P. Chevènement)

Posté par mrc22 le 10 novembre 2011

Jean-Pierre Chevènement répond aux insinuations de M. Aidenbaum, maire PS du 3ème arrondissement de Paris et président de la RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris).

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«  Quatre jours après l’annonce de ma candidature, la majorité du Conseil de Paris dont on sait à quelle mouvance politique elle se rattache, vient d’inventer un nouvel « extincteur du débat public ». Après la menace aussitôt agitée d’un nouveau 21 avril, voici que M. Aidenbaum, maire PS du 3ème arrondissement de Paris et président de la RIVP dont je suis locataire depuis 1983, ne recule pas devant la relance d’une campagne de boules puantes, d’ailleurs passablement éventées. Il distille des insinuations mensongères dans la presse (L’Express, le Figaro) pour chercher à entacher ma réputation d’intégrité.

Selon lui, j’occuperais un « logement social ». Il joue sur les mots. J’occupe un logement à loyer libre dont le bailleur, c’est-à-dire lui-même, fixe le loyer. Je ne connais pas la famille modeste qui accepterait d’acquitter un loyer mensuel de 1541 € sans les charges, et qui sera porté à 1946€ dans 3 ans. Pour autant, ce logement n’a rien de luxueux comme l’avance l’Agence Reuters : il s’agit d’un ILN (Immeuble à Loyer Normal, au 3ème étage sans ascenseur).

M. Aidenbaum feint de s’offusquer de l’écart entre le loyer d’un appartement que j’occupe depuis 28 ans et celui que devrait supporter un primo accédant, indexé sur une spéculation qui, à Paris, est galopante. Si tous les locataires parisiens devaient acquitter le prix de la spéculation, baptisé par M. Aidenbaum « prix du marché », la révolte serait générale.

Ma situation est parfaitement légale, comme elle l’a d’ailleurs toujours été. Qu’est-ce qui autorise M. Aidenbaum et ses commanditaires à s’ériger en autorités pseudo morales ? Le fait que je sois parlementaire ? Je leur suggère de laisser l’antiparlementarisme à l’extrême droite. Ils détournent leurs fonctions pour mener une campagne de pure et simple délation d’un de leurs 13 000 locataires à loyer libre, bien entendu choisi au hasard, à un moment qui ne doit rien à l’actualité politique.

Sentant la faiblesse de sa position, M. Aidenbaum prétend que je touche une retraite de ministre, ignorant que les ministres ne bénéficient d’aucune retraite. Il est vrai que j’aurais pu me contenter de percevoir une retraite de député qui atteindrait, compte tenu de mes annuités de cotisations (j’ai été élu député de 1973 à 2002), le montant de l’indemnité parlementaire que je perçois aujourd’hui comme sénateur. Je précise pour le lecteur, qu’elles ne sont pas cumulables.

Eh oui ! je travaille « gratis pro Deo », oh plutôt, « gratis pro Patria ». Que le ridicule de cette campagne retombe donc sur la tête de M. Aidenbaum et de ses commanditaires ! Faut-il qu’ils n’aient rien d’autre à se mettre sous la dent pour entonner à leur tour le triste refrain du « tous pourris » ? « 

 

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le jeudi 10 Novembre 2011

 

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« Hollande et Sarkozy me semblent prisonniers de l’horizon du triple A » (Chevènement – 8/11/11)

Posté par mrc22 le 8 novembre 2011

Dans un chat au Monde.fr, Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen et candidat à la présidentielle, dénonce la politique de « délocalisation industrielle » du gouvernement et expose ses différences avec ses adversaires de la gauche.

 

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Antoine : Soutenez-vous les indignés qui manifestent à la Défense ?

 Jean-Pierre Chevènement : Oui, je suis de cœur avec eux. Cette crise fait beaucoup de victimes. Y compris, souvent, chez les jeunes. Pour beaucoup, l’avenir s’est rétréci. Il est scandaleux que l’Europe soit enkystée dans une stagnation économique de longue durée. L’euro devait nous protéger mais dans la zone euro, il y a plus de 10 % de chômeurs.

Est-il normal que la Banque centrale européenne puisse prêter des centaines de milliards d’euros aux banques à 1,25 %, que les banques puissent acheter des titres d’Etat qui leur rapportent entre 2 et 7 %, et que la Banque centrale ne puisse pas intervenir sur les marchés de la dette pour casser d’emblée la spéculation?

Si on savait que la Banque centrale pouvait casser une spéculation à la hausse, les spéculateurs y perdraient leurs chemises, ils renonceraient. Pour moi, la seule manière de sauver la monnaie unique serait de donner à la Banque centrale européenne les mêmes prérogatives que celles de la Banque centrale américaine, la Fed. Cette dernière a acheté près de 2 000 milliards de bons du trésor américain.

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Visiteur :  Quel est votre avis sur la façon avec laquelle Nicolas Sarkozy (et ses ministres de l’intérieur) a (ont) traité la question des minorités en France ?

Jean-Pierre Chevènement : Ils ont oublié que le peuple français se définit comme un peuple de citoyens. Je suis hostile à la stigmatisation aussi bien qu’à l’instrumentalisation de telle ou telle minorité ou communauté.

J’aimerais dire quelque chose à propos de M. Sarkozy. Tel Tarzan qui saute de liane en liane, il ébaubit le peuple. Mais jusqu’à quand ? Prenons le sommet de Bruxelles. Le Fonds de stabilité européen se révélait insuffisant. On allait créer un véhicule spécial pour attirer les investisseurs internationaux, chinois, brésiliens, américains, etc… et M. Sarkozy de tendre la sébile à M. Hu Jintao [le président chinois] et à Mme Tilma Roussef [la présidente brésilienne].

Que croyez-vous qu’il arriva ? La sébile resta vide. Le mendiant aurait dû ravaler son humiliation. Heureusement, M. Obama, lui-même en mal de réélection, l’a couvert d’éloges. Ceux-ci ont fait oublié l’échec sensationnel du G20 dont personne ne semble encore s’être avisé. Mais maintenant, c’est M. Fillon qui a saisi une autre liane, nous entraînant dans un ballet torride dont les Français commencent à se demander s’il ne serait pas temps de l’arrêter.

 

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Guest : Comment jugez-vous les résultats de la politique industrielle menée ces dernières années ? Que proposez-vous pour les années à venir ?

Jean-Pierre Chevènement : La France a abandonné sa politique industrielle depuis une trentaine d’années. Elle a choisi la monnaie forte et celle-ci a favorisé les délocalisations industrielles.

Une monnaie moins chère est une condition essentielle de la réindustrialisation de la France. Ce n’est évidement pas la seule. Il faut mettre le paquet sur les technologies nouvelles et, d’abord, sur celle du numérique. Sans oublier aucun des secteurs que vous avez mentionnés.

Car comme me le disait un de mes prédécesseurs, Pierre Dreyfus, il n’y a pas de vieilles industries, il n’y a que des technologies obsolètes. Bien entendu, il faudrait canaliser notre épargne très importante, 17 % de notre revenu, vers l’industrie plutôt que vers des placements à l’étranger.

Savez-vous que ceux-ci étaient de 80 milliards d’euros quand j’étais ministre de l’industrie en 1982, et qu’ils dépassent aujourd’hui 1 600 milliards ?

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Minitel  : La crise financière, la crise de l’Euro vous donne en grande partie raison. Comment se fait-il alors que votre parti soit si marginal et votre candidature jugée illégitime ?

Jean-Pierre Chevènement : Je ne sais pas si j’ose vous répondre par une citation de Barrès : « Le ventre et l’esprit se nourrissent à des sources différentes ».

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AutrePolitique : Peut-on réindustrialiser la France sans quitter l’Union Européenne, qui interdit le protectionnisme ?

Jean-Pierre Chevènement : L’Europe doit se protéger des concurrences déloyales. Elle le pourrait mieux déjà si sa monnaie n’était pas surévaluée de 25 % par rapport au dollar et bien davantage par rapport au yuan. Il sera difficile d’aller vers un protectionnisme européen, compte tenu de l’opposition de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne et des PECO. Mais on peut sans doute créer une taxe carbone et maintenir des droits anti-dumpings sur un fondement social ou environnemental.

Ce sont les Etats-Unis qui donneront le la en matière de protection. L’Europe en est malheureusement incapable.

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Franck : Vous critiquez l’horizon du triple A, mais quelle alternative proposez vous pour pouvoir continuer a emprunter ?

Jean-Pierre Chevènement : Je propose une action politique vigoureuse auprès de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux, en Allemagne d’abord, mais aussi dans les autres pays d’Europe. Le but serait d’élaborer un plan de relance à l’échelle européenne se substituant à la conjugaison d’un grand nombre de plans d’austérité dans pratiquement tous les pays d’Europe.

Pour cela, il faudrait admettre que la Banque centrale puisse faire des avances au Fonds européen de stabilité financière. Les moyens de celui-ci sont dramatiquement insuffisants, avec 250 milliards d’euros disponibles alors que la dette des cinq pays sous tension dépasse 3 000 milliards. L’Italie, aujourd’hui, emprunte à 6,7 % à dix ans.

Ces échéances de dettes en 2012 atteindront 300 milliards d’euros. C’est intenable. On nous a beaucoup parlé de la Grèce, mais l’arbre grec nous cache la forêt de l’euro et d’abord l’arbre italien, sans parler de l’arbre espagnol, de l’arbre portugais et peut-être un jour de l’arbre français.

La deuxième préconisation, c’est un emprunt européen pour financer, par exemple, un plan de transition énergétique, la construction de transports et de villes durables, un grand effort de recherche dans toutes les technologies de l’avenir (biotechnologie, nanotechnologie, énergies nouvelles, etc.).

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Marini : L’écologie est-elle un concept incompatible avec la croissance et donc toute sortie de crise ?

Jean-Pierre Chevènement : Non. Encore faut-il s’entendre sur ce que l’on appelle écologie. Si on entend par là la conscience des limites physiques de notre planète, je suis pour. Mais trop souvent, l’écologie sur le plan culturel se présente comme une idéologie de la peur. Cette idéologie s’est développée en Allemagne après la fin de la deuxième guerre mondiale. Un philosophe allemand, Hans Jonas, avait parlé de l’heuristique de la peur. En français, la peur est bonne conseillère.

Cela a donné la société du risque d’Ulrich Beck et puis le principe de précaution qui a été introduit dans notre constitution en 2004, alors que ce principe n’a rien de scientifique. Pour ma part, je reste cartésien, je crois aux ressources de la raison. Je suis pour la liberté de la recherche et je crois que celle-ci peut apporter beaucoup de solutions aux problèmes que nous nous posons et qui peuvent rester provisoirement irrésolus.

L’homme n’a vraiment volé qu’avec Clément Ader puis Louis Blériot. Il a attendu pour cela quelques millénaires.

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Lazzuli  : Que pensez-vous de la déclaration de François Hollande qui veut préserver la construction d’un EPR de Flammanville ?

Jean-Pierre Chevènement : C’est l’intérêt de la France. L’électricité d’origine nucléaire est deux fois moins chère que celle qui provient de l’éolien marin. Et cinq à six fois moins cher que celle qui vient du solaire photovoltaïque, dont les panneaux sont fabriqués en Chine. Nous sommes en négociation avec la Grande-Bretagne (six EPR), la Chine (deux EPR), l’Inde (deux EPR), la Finlande, la Pologne, la République tchèque et d’autres pays encore.

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Ginette Dugeno  : Voulez-vous faire sortir la France de l’Union européenne ?

Jean-Pierre Chevènement : Non. Mais je pense que l’Union européenne n’est pas mûre pour le fédéralisme. Elle peut être une confédération car les nations européennes sont une famille de peuples.

Il faut faire évoluer avec pragmatisme la construction européenne sans jamais perdre de vue l’objectif qu’avait fixé jadis le général de Gaulle. Une Europe européenne, actrice de son destin qui soit elle-même un pôle dans le monde de demain qu’on nous décrit comme multipolaire. Bien entendu, cette Europe sera à géométrie variable. Il faut avancer avec ceux qui le veulent, conformément à la doctrine posée par la jurisprudence de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe.

Je regrette que trop peu de Français ne connaissent pas ses attendus. Ceux-ci sont pourtant lumineux. L’Union européenne est une organisation internationale, elle juxtapose une trentaine de peuples et la souveraineté réside dans chacun d’eux. C’est pourquoi les droits du Parlement, en l’occurrence le Bundestag doivent être respectés. Il faut réconcilier l’Europe avec le progrès et avec la démocratie. Voilà ma ligne, elle n’est pas nationaliste, ni souverainiste, elle est tout simplement républicaine.

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sim :  Vous êtes candidat à l’élection présidentielle, qu’est-ce qui vous distingue de Nicolas Dupont-Aignan ?

Jean-Pierre Chevènement : Nous n’avons pas le même itinéraire, même si nous pouvons converger sur de nombreux points. J’ai de l’estime pour M. Dupont-Aignan. Je pense néanmoins que sa préconisation de sortie de l’euro a besoin d’être sérieusement étayée, nuancée. Autant, on pouvait être contre le traité de Maastrich, qui a créé la monnaie unique en 1992, autant, aujourd’hui, la monnaie unique est un fait, certes fragile, attaqué de toute part par la spéculation. Mais quand un avion a pris de la hauteur, on ne saute pas par le hublot, on cherche à en prendre les commandes pour atterrir en douceur.

Je me résume. Je souhaite que de cette période très difficile, les peuples d’Europe puissent se sortir à moindres frais.

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CMC  : Pourquoi n’avez vous pas été candidat à la primaire socialiste ?

Jean-Pierre Chevènement : Parce que c’étaient des primaires socialistes. Ouvertes, certes, mais le centre de gravité devait inévitablement déboucher sur la désignation d’un candidat social libéral. Sur ce point, François Hollande et Martine Aubry ne se distinguent guère. Arnaud Montebourg est arrivé troisième avec un score remarquable de 17 % qui m’a impressionné.

Je ne suis pas sûr que je l’aurais fait, même si j’aurais fait mieux que 0,6 % comme M. Baylet. Bref, je ne voulais pas me mettre à la merci de l’opinion majoritaire au sein du Parti socialiste ou dans sa mouvance. Je représente une sensibilité républicaine. Je suis un homme de gauche indépendant. Je préfère avoir un dialogue avec les autres partis de gauche. Sans me fondre d’emblée dans une absence épaisse.

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Yoann : Que répondez-vous à ceux qui pensent que votre candidature risque de nous faire revivre le même scénario que le 21 avril 2002 ?

Jean-Pierre Chevènement : Le 21 avril 2002, c’est l’extincteur du débat politique. Une fois que l’on a crié « 21-avril », il n’y a plus de place pour argumenter. En 2002, je critiquais déjà l’omnipotence des marchés financiers, je préconisais le redressement de l’Europe, l’élargissement des missions de la Banque centrale européenne au soutien à la croissance et à l’emploi, le renouveau de la politique industrielle, l’affirmation de repères clairs en matière d’éducation, de sécurité et d’intégration. Je n’avais que le tort d’avoir raison trop tôt.

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Louloutte : Que pensez-vous de la candidature de Mélenchon ?

Jean-Pierre Chevènement : M. Mélenchon a fait beaucoup de progrès depuis le traité de Maastricht. J’ai de la sympathie pour son effort qui est méritoire. Mais je ne crois pas qu’il sera présent au second tour.

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Sim : Quels sont vos points de désaccord avec le Front de Gauche ?

Jean-Pierre Chevènement : Mon principal désaccord est le suivant. Je pense qu’il faut s’appuyer sur la souveraineté nationale pour exercer un effet de levier, en Europe et dans le monde. Accessoirement, bien que ces sujets soient importants, je ne suis pas pour la sortie du nucléaire, qui renchérirait de 50% la facture de l’électricité des couches populaires, auxquelles M. Mélenchon et moi-même nous nous adressons. Et je n’ai jamais été pour une régularisation générale des sans-papiers.

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Relique : Quelles mesures soutenues par Hollande ou par Mélenchon pourraient vous permettre de les soutenir ?

Jean-Pierre Chevènement : Je pense que M. Hollande a défini deux axes qui me paraissent justes. La priorité à la jeunesse et à l’éducation et la nécessité d’une réforme fiscale qui réponde au souci de la justice sociale. L’effort est nécessaire, mais il doit être équitablement partagé. Et surtout, il doit avoir un sens. Or, aujourd’hui, M. Hollande comme M. Sarkozy me paraissent prisonniers de l’horizon du triple A.

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Jean Bar : Arnaud Montebourg propose que les députés ne puissent être investis après 67 ans. Vous qui le soutenez, ne devriez-vous pas renoncer ?

Jean-Pierre Chevènement : Oui, c’est un léger point de divergence que j’ai avec lui. Beaucoup de nos grands hommes d’Etat avaient dépassé cet âge. Je ne suis pas pour des limites d’âge. Il y a des jeunes qui sont déjà vieux et des vieux qui restent jeunes très longtemps.

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Aurélien  : Quel regard portez-vous sur le ralliement de plusieurs de vos anciens soutiens à Marine Le Pen ?

Jean-Pierre Chevènement : C’est le cas d’un seul, Bertrand Dutheil de La Rochère, qui a été exclu dans l’Eure et n’a entraîné absolument aucun militant derrière lui. Dutheil a oublié qu’entre le MRC et le FN, il y a une différence, c’est 1789, la citoyenneté, l’égalité humaine. Valeurs auxquelles nous avons la faiblesse de tenir.

 

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Modeste : Vous engagerez vous à quitter votre appartement du parc social de la Ville de Paris que vous occupez depuis de nombreuses années afin qu’une personne plus nécessiteuse puisse en profiter à juste titre ?

Jean-Pierre Chevènement : Je ne suis pas dans un appartement HLM. Ma situation est parfaitement légale. Je paie le loyer que le bailleur me demande puisque je suis dans un appartement ILN, immeuble à loyer normal. Un homme politique doit s’attendre à toutes les attaques. Et celle-là ne me surprend pas.

 

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(pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur cette affaire, qui ressort « opportunément » dans la presse alors que JP Chevènement a annoncé sa candidature à la présidentielle il y a 3 jours, cliquer sur la rose renversée. On y comprend mieux le rôle que peut jouer dans cette affaire Pierre Aidenbaum, président de la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP), et par ailleurs élu socialiste (maire du IIIe arrondissement de Paris)… Une mise en perspective éclairante, perdue dans un article pourtant à charge de L’Express contre JPC).

L.S.

 

 

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« Le 21 avril 2002, c’est l’extincteur du débat politique: cela permet de ne pas parler du fond. » (Chevènement – 6/11/11)

Posté par mrc22 le 8 novembre 2011

« … On trouve un bouc émissaire et on oublie de dire quelles sont les erreurs qui ont été commises. »

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Jean-Pierre Chevènement répondait aux questions de Stéphanie de Muru et Rachid M’Barki sur BFM TV, dimanche 6 novembre.

  • A propos des commentaires d’Alain Juppé sur sa candidature : J’ai beaucoup de considération pour Alain Juppé mais il ferait mieux de s’intéresser au fond des choses plutôt que de prôner un fédéralisme illusoire comme je l’ai entendu faire. Car, aujourd’hui, le fédéralisme qu’on veut nous imposer est coercitif, c’est un espace disciplinaire. C’est ce que Nicolas Sarkozy appelle la « règle d’or », qu’il veut insérer dans la constitution. Moi j’appelle ça la règle d’airain. C’est le début de la fin de la souveraineté de la France.
  • Je vois la crise de la monnaie unique, que j’ai combattue il y 20 ans alors qu’elle était soutenue par la quasi totalité des leaders de gauche ou de droite et notamment par M. Sarkozy ou M. Hollande. Cette crise n’éclate pas par hasard. C’est le vice constitutif de la monnaie unique qui est la cause du drame à venir. On a juxtaposé 17 pays tellement différents.
  • Après la Grèce c’est au tour de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal et pourquoi pas, hélas, de la France.

  • Je ne pense pas qu’on puisse faire confiance à ceux qui nous ont fourvoyés pour nous sortir de l’ornière.
  • J’ai des solutions à proposer : mettre un moteur dans la monnaie unique si on veut la sauver, donner à la Banque centrale européenne des prérogatives qu’elle n’a pas, adosser le FESF à la BCE, comme l’avait d’ailleurs proposé le gouvernement français – mais l’opposition du gouvernement allemand lui a fait retirer cette proposition.
  • Il y a une autre possibilité : faire muter l’euro de monnaie unique en monnaie commune. L’euro pourrait servir dans les transactions internationales tandis qu’il y aurait des monnaies nationales pour l’usage interne. Cela permettrait d’avoir des amortisseurs, de corriger les écarts de compétitivités. Ce serait un système stable, robuste alors que l’euro, pour le contribuable est un tonneau des danaïdes.
  • Il n’est pas déshonorant de rectifier une erreur, encore faut-il la reconnaître. Or, ceux qui ont commis ces erreurs ne veulent pas faire amende honorable. Ils persistent, il s’entêtent. On les voit courir d’une crise à l’autre : de la Grèce à l’Italie puis l’Espagne. Ce n’est pas ce qu’il faut faire.
  • Nous avons besoin d’une vue cohérente, d’hommes d’État qui sont à sont à la hauteur des périls qui nous menacent.
  • Je veux mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qui sont devant nous.
  • A propos des primaires socialistes : En participant, je me serais mis à la merci du vainqueur et donc d’une ligne sociale-libérale qui n’est pas la mienne. Même si j’ai beaucoup de respect pour ce qu’a fait Arnaud Montebourg, je constate qu’il est arrivé troisième et doit donc s’incliner devant le premier. Je veux avoir ce débat franc, ouvert, devant tous les Français. J’espère qu’il sera productif.
  • Le 21 avril 2002 c’est l’extincteur du débat politique : cela permet de ne pas parler du fond. On trouve un bouc émissaire et on oublie de dire quelles sont les erreurs qui ont été commises. En 2002 j’avais proposé de redresser l’Europe, de la réindustrialiser, de fixer des repères clairs dans la vie politique française en matière de sécurité, d’école, d’intégration. J’avais mis en garde contre l’omnipotence des marchés. On voit où nous en sommes. Peut-être que si on m’avait écouté, nous n’en serions pas là.
  • Je veux marquer des repères : il faut une monnaie moins chère, il faut la croissance, il faut préserver la souveraineté de la France et construire une Europe confédérale avec les Nations.
  • Nicolas Sarkozy ne nous offre qu’une austérité perpétuelle et François Hollande doit sortir de la logique actuelle de la monnaie unique.

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J.-P. Chevènement est candidat à l’élection présidentielle

Posté par mrc22 le 5 novembre 2011

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Le sénateur et ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a officialisé samedi soir au journal télévisé de France 2 sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.

« J’ai beaucoup réfléchi et j’ai décidé de me porter candidat pour faire bouger les lignes, comme je l’avais dit, c’est-à-dire pour mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qui sont devant nous », a déclaré l’ancien ministre (ex-PS) de François Mitterrand, qui avait déjà été candidat à l’Elysée en 2002 (5,3%).

Jean-Pierre Chevènement a dit vouloir défendre « quatre repères fondamentaux dans la période troublée qui est devant nous »: « une monnaie moins chère », « la croissance plutôt que la récession », « la souveraineté » et « une Europe redressée, confédérale ». « Je veux remmettre d’aplomb la République », a ajouté le sénateur du territoire de Belfort.

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 Résumé de l’intervention de Jean-Pierre Chevènement:

  • A propos de la crise : « Je suis un de ceux, avec le regretté Philippe Seguin, qui ont combattu le traité de Maastricht, la monnaie unique. Le vice est dans la monnaie unique car elle a juxtaposé 17 pays très différents par leurs structures économiques, leur langue, leur culture, leurs options politiques. Les écarts se sont creusés : l’Allemagne excédentaire, industrielle au nord et les pays d’Europe du sud, déficitaires, en voie de désindustrialisation ».
  • « Il y a des courants républicains très différents qui, sans se dire ouvertement chevènementistes, défendent des idées proches de miennes et je salue le progrès des idées d’Arnaud Montebourg au sein du PS. »
  • A propos de sa non-participation aux primaires socialistes : « Je me serais mis à la merci du résultat donc d’une ligne politique qui n’est pas la mienne. »
  • « Je pense qu’il y a deux solutions à la crise actuelle : soit on renforce la Banque centrale européenne et alors on peut garder la monnaie unique, soit on ne peut pas car l’Allemagne s’y refuse et il faut envisager la mutation de la monnaie unique en une monnaie commune. »
  • « J’ai beaucoup réfléchi et j’ai décidé de me porter candidat pour faire bouger les lignes c’est à dire pour mettre la gauche et la France à la hauteur des défis. Nous sommes dans l’œil du cyclone. »

  • A propos de sa responsabilité dans le 21 avril 2002 : « Le problème est de savoir ce qu’ont dit les candidats . J’ai mis en garde contre l’omnipotence des marchés financiers, j’ai proposé de redresser l’Europe, de la réindustrialiser, de fixer des repères clairs en termes de sécurité, d’école. »
  • « En 2002 j’avais le tort d’avoir raison avant tout le monde. Je n’accepte pas que ceux qui font le lit du Front national en se ralliant au néolibéralisme puissent me transformer en bouc émissaire. »
  • A propos de François Hollande : « c’est un homme intelligent. On peut l’aider à se mettre à la hauteur. »

  • « Je développerai quatres repères fondamentaux dans la période troublée qui est devant nous : une monnaie moins chère pour permettre la réindustrialisation, la croissance plutôt que la récession, la souveraineté de la France, les droits du parlement c’est-à-dire souveraineté budgétaire et fiscale et enfin une Europe redressée, confédérale, démocratique. »
  • « Je veux mettre d’aplomb la République. »

 

 

Le site de campagne de Jean-Pierre Chevènement : www.chevenement2012.fr

Vous pouvez faire connaître le site autour de vous en utilisant les boutons de partage sur les réseaux sociaux.

Enfin, vous pouvez afficher votre soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement sur votre profil Facebook ou Twitter en ajoutant le badge accessible ici.

 

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