Jean-Pierre Chevènement au journal de 20h de France 2 (samedi 5 novembre)

Posté par mrc22 le 4 novembre 2011

Jean-Pierre Chevènement est l’invité du journal de 20h de France 2 (présenté par Laurent Delahousse) samedi 5 novembre.

 

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Elections législatives 2012 dans les Côtes d’Armor (1)

Posté par mrc22 le 28 octobre 2011

Un premier point sur la situation dans les 5 circonscriptions des Côtes d’Armor, à 7 mois des élections législatives (sur le site « Politiquemania »).

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Les 2 articles se penchent notamment sur la 1ère circonscription (Saint-Brieuc), où l’on sait que l’actuelle députée Danielle Bousquet (PS) ne se représentera pas, et dont le siège aiguise les appétits (c’est un euphémisme…) au sein du Parti Soclialiste 22 (qui voit ainsi se multiplier les candidat(e)s à la candidature… Soit déjà cinq [5] à l’heure où ces lignes sont écrites: Paule Quéméré, Michel Lesage, Christian Provost, Pascal Gilbert et Michel MorinDe nouvelles « primaires citoyennes » en perspective?).

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cliquez sur le logo ci-dessus pour accéder aux 2 articles de « Politiquemania »

 

A noter: sur ce même thème des législatives 2012 dans la 1ère circonscription des Côtes d’Armor, on pourra également lire les articles suivants:

http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/ville/politique-michel-lesage-se-dit-pret-pour-les-legislatives-17-09-2011-1433104.php     (position de Michel Lesage [PS] – article du Télégramme)

http://www.saint-brieuc.maville.com/actu/actudet_-Legislatives-Paule-Quemere-PS-brigue-l-investiture-a-Saint-Brieuc_39909-2015410_actu.Htm     (position de Paule Quéméré [PS] - article du site maville.com )

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Michel-Morin-confirme-sa-candidature-_40889-2003554——22278-aud_actu.Htm       (position de Michel Morin [PS] - article de Ouest France)

http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/dinan/ville/legislatives-dinan-ne-sera-pas-reservee-aux-ecologistes-13-10-2011-1462768.php     (position d’Europe Ecologie / Les Verts – article du Télégramme)

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Il est temps de changer de route

Posté par mrc22 le 28 octobre 2011

Question d’actualité de Jean-Pierre Chevènement concernant le sommet européen du 26 novembre 2011, Sénat, jeudi 27 octobre 2011.

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L’arbre grec ne doit pas cacher la forêt, c’est-à-dire la crise de la monnaie unique dans son ensemble. Cinq pays sont actuellement sous tension : outre la Grèce, le Portugal, l’Irlande, et plus gravement l’Espagne et l’Italie. La dette cumulée de ces pays dépasse 3000 milliards d’euros. Ces pays doivent emprunter à des taux voisins ou supérieurs à 6 %. Ce n’est pas tenable. Les ressources du Fonds européen de stabilité financière – 440 milliards d’euros – sont insuffisantes, comme il ressort des chiffres.  Le gouvernement français avait fait une proposition intéressante : transformer le Fonds européen de stabilité financière en banque pour l’adosser aux ressources illimitées de la Banque Centrale européenne. Cette proposition a été écartée par l’Allemagne. Elle n’est plus sur la table mais le problème de l’insuffisance des ressources du Fonds européen de stabilité financière reste.

L’accord de Bruxelles ce matin parle de « l’optimisation du Fonds européen de stabilité financière. Il a retenu deux options de base pour obtenir un « effet de levier » capable d’augmenter les ressources du Fonds européen de solidarité financière.

- Un mécanisme de garantie partielle de 20 à 30 % sur les émissions de dette des pays sous tension.
- Et par ailleurs la création d’un ou de plusieurs « véhicules spéciaux », c’est-à-dire de fonds d’investissements ouverts aux investisseurs internationaux, privés et publics.

Le Président Von Rompuy a agité le chiffre de 1000 milliards pour indiquer l’effet de « maximisation » qui serait ainsi obtenu.

Ces perspectives sont très aléatoires :

- Les pays sous tension craignent de voir s’instaurer un double régime pour leurs dettes : celles qui seront garanties à 20 et 30 % et les autres avec des taux d’intérêts différents.
- Quant à la création des « véhicules spéciaux », elle nous met à la merci des investisseurs internationaux : Chine et FMI, c’est-à-dire du Congrès américain.
Nous n’avons aucune assurance sur la mise en œuvre opérationnelle de ces deux mécanismes. Ce sont des rustines ou des promesses de rustines. Dans l’état actuel des choses, les ressources du Fonds européen de solidarité financière restent insuffisantes. L’accord obtenu est un trompe l’œil.

Vous nous faites aller de « sommet décisif » en « sommet historique ». Il en sera ainsi tant qu’une solution viable où la Banque centrale européenne acquérerait les mêmes prérogatives que la FED américaine n’aura pas été adoptée.

Dans l’immédiat, que voyons-nous ? Trois choses :

1. un euro qui caracole à 1,40 dollar. Ce n’est pas un signe de bonne santé pour notre économie et sa compétitivité. Les Etats-Unis, la Chine, l’Allemagne sont d’accord sur un point : un euro cher, trop cher pour que les pays de l’Europe méditerranéenne puissent espérer restaurer leur compétitivité. Ils deviendront un vaste Mezzogiorno. Quant à la réindustrialisation de la France, Bonjour les dégâts !

2. Et par ailleurs des politiques de rigueur généralisées qui conduiront l’Europe à la récession et l’enfermeront encore plus dans la spirale des déficits et de la dette. Aucune initiative de croissance n’est prise à l’échelle de l’Europe et de la zone euro

3. Enfin, l’encadrement des budgets nationaux se resserre. Après la souveraineté monétaire, c’est la souveraineté budgétaire et fiscale qui vont disparaître

Monsieur Juppé parle de fédéralisme. Mais c’est le fédéralisme du pauvre qui se met en place, un fédéralisme purement coercitif qui vise à faire de l’Europe un espace essentiellement disciplinaire.

Il est temps de changer de route. Monsieur le Premier ministre, de réconcilier l’Europe avec le progrès et la démocratie. Cela passe par une révision d’ensemble de l’architecture de la zone euro et particulièrement du rôle de la Banque Centrale. Vous étiez bien partis. Il est dommage que vous ayez abandonné en route vos positions sur la Banque Centrale. 

D’autres, je l’espère, sinon vous, les reprendront. 

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« Chevènement sera de grande utilité pour Hollande » (article de Michel Sorin – MRC 53)

Posté par mrc22 le 24 octobre 2011

Présidentielle 2012: le MRC veut amener la gauche à relever les défis

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Michel Sorin, ingénieur agronome et secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen

«  Les élections 2012 doivent faire oublier la gifle qu’a reçue la gauche en 2002, en étant écartée brutalement du second tour de l’élection présidentielle le 21 avril. Qui avait prévu le résultat calamiteux de Jospin ? Pas lui et pas moi, qui soutenait Chevènement en pensant qu’il serait utile pour peser sur les orientations de la gauche.

Sommes-nous certains que la gauche a retenu la leçon ? Non. C’est pourquoi il faut mener le combat politique menant à la refondation de la gauche sur des bases républicaines, ce qui est la raison d’être du Mouvement Républicain et Citoyen depuis son congrès de juin 2008. Jean-Pierre Chevènement et Jean-Luc Laurent, président d’honneur et président du MRC, persistent et signent. Les trois livres publiés en 2011 sont là pour faire connaître les positions de l’ancien ministre.

« Sortir la France de l’impasse »: l’urgence de l’histoire et Affiche « 2012: Sortir la France de l’impasse avec Jean-Pierre Chevènement »

« Le monde qu’on leur prépare »

La France est-elle finie ?

La primaire PS - qui répondait à la nécessité de rentrer dans la logique présidentielle en faisant désigner le candidat socialiste par un électorat plus large que les seuls adhérents – a été un succès médiatique mais l’électorat qui s’est déplacé n’est pas représentatif, car les couches moyennes et supérieures étaient surreprésentées, ainsi que les plus de 50 ans.

Voir l’étude réalisée à Montpellier, publiée le 20 octobre sur le site de Libération Jeunesse et milieux populaires, grands absents de la primaire.

Le contenu politique n’était pas très différent entre les deux finalistes, Aubry et Hollande. La percée de Montebourg a surpris mais elle était la récompense du principal initiateur de cette innovation et s’explique, en partie, par l’afflux sur son nom d’électeurs antilibéraux extérieurs au PS. Voir Primaire PS : Montebourg emprunte une voie nouvelle, porteuse d’avenir9 octobre 2011.

François Hollande l’a emporté nettement. Voir Primaire PS : François Hollande (56%), candidat PS à la présidentielle16 octobre 2011. Ses bonnes relations avec le MRC devraient faciliter les discussions sur le fond.

Voir le Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen

Le MRC félicite François Hollande pour son investiture aux Présidentielles par la convention nationale du Parti socialiste après sa victoire aux primaires. Le débat va donc pouvoir enfin s’engager.
La gravité de la crise actuelle oblige toute la gauche à se hisser à la hauteur des défis à relever.
Jean-Pierre Chevènement qui avait vu venir la crise de l’euro, vient de présenter son projet pour sortir la France de l’impasse.
Le MRC, qui incarne la sensibilité républicaine sans laquelle la gauche ne pourra pas bâtir l’équation de la réussite pour 2012, est aux côtés de
Jean-Pierre Chevènement pour préparer l’alternative aux dégâts de la mondialisation financière et de la déréglementation libérale.

La politique étant l’art de peser sur le cours des évènements et de sentir les rapports de force, le MRC va donc accentuer ses efforts d’explication de sa démarche pour que la gauche se mette « à la hauteur des défis à relever ». C’est la justification de la candidature de Chevènement. Tout faire pour que la gauche accède à la présidence de la République en 2012, sur la base d’un programme évitant les déceptions du peuple français au moment de sa mise en œuvre.

C’est au candidat PS de mesurer l’intérêt d’avoir à ses côtés les républicains du MRC dans la campagne électorale, dont on n’imagine pas aujourd’hui à quel point elle sera âpre. Pour ma part, ayant travaillé avec Hollande et Chevènement, je suis persuadé qu’ils se mettront d’accord, mais cela peut prendre du temps et passer par les candidatures des deux au premier tour de l’élection présidentielle.« 

Michel Sorin (MRC 53)

 

blog de Michel Sorin:    http://mrc53.over-blog.com/

 

 

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« Sortir la France de l’impasse » (notes de lecture de Marie-Françoise Bechtel)

Posté par mrc22 le 23 octobre 2011

Notes de lecture concernant l’ouvrage « Sortir la France de l’impasse » par Marie-Françoise Bechtel, vice-présidente du Mouvement Républicain et Citoyen.

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Dans « La France est-elle finie ? », J.P. Chevènement s’était donné pour tâche un inventaire des raisons historiques pour lesquelles la France avait dévissé au cœur du monde globalisé . Il en avait explicité les causes, mesuré l’ampleur et défini les grands défis.

Avec « Sortir la France de l’impasse », il entend s’attaquer à l’urgence qui en résulte : résoudre la crise historique dont il avait montré les tenants et aboutissants.

L’impasse c’est celle du « projet européen de la France ». Notre situation actuelle ne résulte pas de la marche mécanique d’une  Europe  qui nous eût été imposée et dont le projet français aurait été absent. C’est au contraire l’erreur dans la formulation de ce projet, vieux maintenant de plus de quarante ans, qui est la source des déviances d’une construction qui tourne aujourd’hui le dos à la prospérité du continent qu’elle avait la charge d’unir. Sous le patronage de Jean Monnet, la France a participé activement au projet initial d’une Europe plus chrétienne-démocrate que social-démocrate. Elle a ensuite accepté le saut dans le néo-libéralisme. Mieux, elle l’a parfois appuyé. 

L’Europe est donc devant un tournant historique. La crise mondiale rend incontournable la remise en question des options fondamentales sur lesquelles elle a été bâtie. Si la « crise » est un phénomène qui frappe toutes les zones du monde  chacune de ces zones est aujourd’hui devant des enjeux spécifiques. Pour l’Europe, c’est autour de l’euro que doit être cherché une sortie de crise car « la crise de l’euro est (…) l’ avatar de la crise du capitalisme financier globalisé entamée depuis 2007-2008. ».

En sortir, comment ? Là où certains voudraient hâter le temps historique et préconisent une sortie immédiate de l’euro, J.P. Chevènement préfère soupeser le possible au trébuchet du réel, ce qui ne l’empêche pas au contraire de garder l’oeil fixé sur un horizon ambitieux.

De là la formulation de deux hypothèse .

La première est la redéfinition du rôle de la Banque centrale européenne qui « est cruciale ». C’est le plan A : prise à pension de la dette publique par la BCE dont la mission serait élargie au soutien de la croissance notamment par une politique de change mettant fin à la surévaluation de l’euro qui est un obstacle majeur aux exportations. La mise en œuvre, comme aux Etats-Unis, de la planche à billets ne créerait en effet qu’une inflation modérée et « la dévaluation de l’euro est nécessaire à la réindustrialisation de l’Europe ». Cette piste plus solide que la mutualisation d’une dette européenne devenue colossale par une politique d’eurobonds aujourd’hui privilégiée par les sociaux-démocrates demande toutefois un dialogue franc avec l’Allemagne pour lequel il faudra trouver -dans les doutes sur son avenir ?- des éléments de persuasion. Ce sera donc une tâche difficile.

C’est pourquoi un plan B doit être prêt car « aucun pays digne de ce nom ne peut s’enfermer dans une politique sans alternative ». Il faut donc « organiser la mutation de l’euro de monnaie unique en monnaie commune », comme le fut l’écu. Ainsi la dévaluation compétitive serait-elle possible tout en maintenant un « toit européen » pour l’émergence à terme d’une devise européenne « entre le dollar et le yuan »

Plan A demandant beaucoup d’énergie et de détermination pour convaincre le partenaire allemand, ou plan B pour faire face aux aléas aujourd’hui imprévisibles de la zone euro, nécessitent une « Europe européenne », refondant le pacte européen autour de nations qui ont suffisamment en commun pour faire quelque chose ensemble. 

Mais rien de tout cela ne peut être accompli sans « remettre debout le peuple français ». Pourquoi ? Parce que la démission de nos élites se traduit tout particulièrement aujourd’hui dans un anti populisme tenant à leur « médiocrité (…) leurs intérêts (faisant) le reste », qui diabolise la nation pour retirer au peuple sa légitime fierté d’être français. Or cette démonisation de la nation de la part d’élites par ailleurs admiratrices du projet national américain, est étroitement liée à l’origine de la construction européenne. Présente chez Jean Monnet, elle a prospéré dans notre pays sur le terreau de la défaite, qui alimente aujourd’hui la « repentance ». Le désarroi de la jeunesse, la crise de la démocratie, les difficultés de l’intégration lui sont pour l’essentiel imputables. Tous ces manques décrivent en creux les tâches de l’avenir : redresser la nation par l’école, la cohésion sociale par une intégration ambitieuse refusant les idéologies compassionnelles, la démocratie par la remise en selle de l’idéal républicain civique, patriotique et porteur de l’intérêt général. 

Ce qu’il faut attendre du Président de la République est donc un projet hautement politique, sachant renouer avec le « roman national (qui) n’a aucune raison de s’interrompre aujourd’hui ». Sans doute cette phrase est-elle la plus significative d’un ouvrage qui entend répondre à l’interrogation préalable : « La France est-elle finie ? ». Et le point d’interrogation qui le conclut a valeur, d’hypothèse, d’espoir et de défi . 

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Nicolas sarkozy juge la primaire socialiste “contraire à l’esprit de la cinquième république”

Posté par mrc22 le 11 octobre 2011

Le président/candidat Nicolas sarkozy a critiqué le scrutin socialiste, ce mardi devant des responsables de sa majorité, laissant entendre qu’elle était contraire à l’esprit de la Ve République, qui prévoit une élection présidentielle “à deux tours, pas à quatre”, selon un responsable présent.

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 “La Ve République ne peut être l’otage des partis politiques et le candidat à la présidentielle pris en otage par son parti, le général de Gaulle a voulu une élection à deux tours, pas à quatre tours”, a dit le chef de l’Etat, selon ce participant au petit-déjeuner des ténors de la majorité à l’Elysée.

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Le problème, c’est que la constitution a été rédigée en pensant à l’homme du 18 Juin 1940 et non à l’ avocat d’affaires qui inaugura son élection par une fête au Fouquet’s”, puis par une « retraite » sur le yacht de l’homme d’affaires Vincent Bolloré!

Le général de Gaulle estimait en effet qu’il était impératif de rendre, lorsque cela était possible, la parole au peuple. Mais à chacun des référendums qu’il organisait, il laissait clairement entendre que si la position qu’il défendait ne recueillait pas la majorité, il mettrait fin à son mandat. (Et, de fait, le lendemain de l’échec du référendum du 27 avril 1969, il démissionnait).

Nicolas sarkozy, lui, préféra contourner le résultat du référendum sur la constitution européenne en 2005 (rejeté démocratiquement par 55% des Français), par l’adoption du “mini-traité” de Lisbonne.

Moins gaullien que ça, c’était difficile…

Tandis que le général de Gaulle mettait symboliquement un point d’honneur à payer lui-même ses factures de gaz et d’électricité à l’Elysée, Nicolas Sarkozy, lui, fit augmenter dès son élection son salaire de 172% (de 7.084 euros à 19.331 euros mensuels). Peu de temps après, il tenta de placer “démocratiquement” son fils (qui peinait alors à terminer sa licence de droit) à la tête du quartier d’affaires de la défense (l’EPAD), et n’en fut empêché (in extremis) que par la gronde populaire qui montait dans nos villes et nos campagnes, relayée par les députés UMP de retour en catastrophe de leurs circonscriptions… 

Faut-il  détailler ici tous les exemples de situations qui, depuis 2007, ont mis à mal la promesse de campagne de Nicolas Sarkozy d’une “République irréprochable”

Les postures pseudo-gaulliennes à géométrie variable peuvent, par effet boomerang, se révéler cruelles pour ceux qui ne laisseront vraisemblablement pas le même souvenir dans l’Histoire de France que l’homme du 18 Juin 1940 .

Quoi qu’il en soit, et n’en déplaise à Nicolas Sarkozy: non, la primaire socialiste (*) ne menace pas la République

 

L.S. , pour le MRC 22

 

(*) ben oui, quoi: qu’on ne vienne pas nous amuser avec l’expression  de primaire “citoyenne, sous prétexte que Jean-Michel Baylet et ses 0,6% sont venus y négocier ce qu’ils pouvaient… S’agit-il ici d’autre chose que de désigner le (la) candidat(e) du parti socialiste à l’élection présidentielle?

 

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« Le succès d’Arnaud Montebourg m’a fait plutôt plaisir car il porte des idées que je crois justes »

Posté par mrc22 le 11 octobre 2011

Jean-Pierre Chevènement était l’invité de Laurent Ruquier et de son équipe pour l’émission « On va s’gêner » sur Europe 1, lundi 10 octobre 2011.

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(cliquez sur le logo Europe 1 pour écouter l’extrait de l’émission)


  • A propos du livre d’entretiens avec Luc Chatel «Le monde qu’on leur prépare » : Luc Chatel est un homme très habile. Il se garde bien d’être en désaccord avec moi.
  • Il y a franche opposition de conceptions. Monsieur Chatel défend l’École comme une entreprise qu’il faut manager. Je défends l’idée que l’École est plutôt une institution de la République qui repose sur des valeurs permanentes : le savoir, l’effort, l’autorité des maîtres.

  • Il y a également de totales divergences sur l’économie. Lui [Luc Chatel] est un des chantres de la  papillon119.gif   mondialisation heureuse papillon138.gif  et moi, je suis plutôt un critique de la mondialisation libérale telle qu’elle s’est faite. 
  • Le succès d’Arnaud Montebourg m’a fait plutôt plaisir car il porte des idées que je crois justes.
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  • Cette mondialisation biaisée au profit de pays à très bas coûts, avec une euro surévalué par rapport au dollar et au yuan, aboutit à la désindustrialisation de la France, à un chômage de masse.

  • A propos de sa célèbre phrase « un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne » : C’est un principe déontologique. Même François Mitterrand parlait avec beaucoup de fierté de sa démission du gouvernement Laniel quand ce dernier avait envoyé le Sultan Mohammend V à Madagascar. Mitterrand avait démissionné pour montrer son désaccord.
  • De plus 3 fois c’est relativement peu. J’aurais pu démissionner beaucoup plus de fois.
  • Sur la décision à venir d’Arnaud Montebourg : C’est difficile de donner un conseil. J’ai beaucoup de sympathie pour les candidats qui restent en lice. J’apprécie le talent de François Hollande et la sincérité de Martine Aubry.
  • J’ai un peu de peine pour Ségolène car j’ai gardé beaucoup de sympathie pour elle. Je lui dis que ce n’est qu’un moment à passer. Courage Ségolène!

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« Je me suis quand-même dit: il y en a un des deux qui est plus bavard que l’autre… et c’est vous, Jean-Pierre Chevènement!

Parce que la plupart du temps, la contribution de Luc Chatel, c’est de dire: « absolument… » , « oui… » , « je ne suis pas d’accord… » , « peut-être… » , « sûrement… » , « Ah! Oui! »  Il n’y a que vous qui parlez, dans ce dialogue!!!«  (Laurent Ruquier)

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« Enseignement obligatoire de la langue bretonne »: réponse à Martine Aubry

Posté par mrc22 le 7 octobre 2011

A quelques jours du premier tour de la primaire du Parti Socialiste, la candidate Martine Aubry (en retard sur François Hollande dans les sondages) cherche à séduire l’électeur de gauche breton et propose un enseignement obligatoire du breton, « sauf si les parents expriment clairement leur désaccord ». [1]

Au-delà du calcul politique (qui n’échappe naturellement à personne), que peut-on penser d’une telle proposition?

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Enseignement du breton / enseignement en breton: état des lieux…

Pour savoir de quoi l’on parle, il n’est pas inutile de se référer au rapport réalisé par Fanch Broudic à la demande du Recteur de l’Académie de Rennes : « L’enseignement du et en breton » (5 février 2011). [2]

On apprend ainsi que l’enseignement du breton concerne aujourd’hui 13500 élèves dans les filières bilingues, et qu’il y en a «autant » qui bénéficient d’une initiation dans le primaire ou qui choisissent l’option breton dans le secondaire . Cet enseignement mobilise plusieurs centaines de professeurs des écoles, des collèges, des lycées, et des budgets importants.

Pour autant, « il n’est pas toujours facile d’ouvrir de nouvelles classes bilingues. On manque d’enseignants et d’étudiants du breton ».

Le rapport fait plusieurs constats et pose des questions:

  • Le breton n’est pas le plus souvent la langue première des enfants eux-mêmes. Mais il n’est pas non plus celle de leurs parents, ni même parfois celle de leurs grands-parents. C’est donc dans le cadre scolaire que la plupart des élèves font l’acquisition du breton.

  • Les jeunes qui apprennent le breton dans un cadre scolaire ne comprennent pas toujours bien les bretonnants adultes. C’est la fracture bretonne. »

  • Que faire pour que le breton ne soit pas uniquement la langue de la classe?

  • Beaucoup d’élèves s’arrêtent en cours de route. Comment redynamiser cet enseignement, alors que le nombre de bretonnants a diminué de 30% depuis 10 ans?

  • Augmenter l’offre d’enseignement du breton en primaire est déterminant pour qu’un nombre plus élevé d’élèves puisse y avoir accès. Mais si l’enseignement du breton n’est pas davantage consolidé dans le second degré et au-delà dans le supérieur, il pourrait se retrouver à terme dans une véritable impasse.

Et Fanch Broudic de faire le constat: « L’enseignement du breton ne pourra se développer que si la société est réellement convaincue qu’il faut le faire. »

 

La langue bretonne en manque d’enseignants…

 Le journal Libération relevait en janvier 2011 que le manque d’enseignants du breton pénalisait d’autant la survie d’une langue qui pourrait perdre d’ici 2017 plus de 13000 locuteurs par an [3] (On estime en effet à 206000 le nombre de locuteurs en breton aujourd’hui. Ils pourraient n’être plus que 120000 en 2017).

Le comble, c’est que les postes existent, mais qu’il n’y a pas suffisamment de candidats. « Les moyens sont là, c’est la ressource humaine qui fait défaut », a constaté le recteur d’académie Alain Miossec.

Pour exemple, en 2011, sur 38 postes de professeurs des écoles à pourvoir le breton, 11 n’ont pu être attribués.

Par ailleurs, il est relevé à nouveau que dès le secondaire, les effectifs d’élèves étudiant le breton fondent (notamment dans les écoles publiques et les écoles privées qui perdent la moitié de leurs effectifs en breton à l’entrée en sixième). Même si la filière des écoles associatives Diwan s’en sort mieux, la boucle est bouclée. Car une telle déperdition à l’entrée en sixième signifie encore moins d’élèves en seconde, et donc un nombre toujours plus faible de candidats susceptibles de poursuivre jusqu’au bac puis d’engager des études pour passer les concours et devenir enseignant.

Ce n’est pas la moindre des difficultés à laquelle se heurterait Martine Aubry, si celle-ci était un jour « en situation » et rappelée à ses promesses de campagne.

On relèvera le paradoxe de la situation actuelle: alors qu’à la première partie du 20è siècle, la langue bretonne, langue du quotidien, était interdite à l’école, aujourd’hui, depuis son abandon massif comme langue maternelle dans les années 1950, c’est seulement l’école qui peut la perpétuer.

 

Position du Mouvement Républicain et Citoyen. [4]

Le grand historien Fernand Braudel disait: « La France a un nom: diversité ». Notre pays se situe en effet au carrefour des influences celtique, germanique et méditerranéenne. Plus qu’une donnée géographique, la France est une construction politique, qui s’est constituée à partir de l’Etat. Pour autant, il serait mensonger de parler de l’uniformité française… Notre pays reste panaché. Simplement – et heureusement! – il y a des éléments d’unité.

A la fin de l’Ancien régime, Voltaire écrivait encore qu’en parcourant la France, on changeait plus souvent de loi que de cheval! C’est à cela que la Révolution a mis un terme, parce qu’au nom de l’égalité, elle a voulu que la loi fût la même pour tous. La Révolution a fait œuvre de modernisation, notamment en créant les départements. Derrière la création de ces territoires (entités que d’aucuns ont pu qualifier d’artificiels), qui avaient aussi pour but de couper les liens des Français avec leurs anciennes provinces, il y avait aussi l’idée de créer un « homme nouveau »: le citoyen.

La Révolution et la République ont lutté vigoureusement contre les langues régionales pour imposer le français comme langue nationale.

Aujourd’hui, l’unité nationale est acquise, la République a triomphé. Il faut cultiver et soutenir les langues régionales.

Nul ne conteste par exemple aux habitants de Bretagne qui le souhaitent le droit de parler le breton, d’enseigner et de promouvoir la langue bretonne.

Mais il faut aussi se méfier des revendications qui avancent masquées. Sur l’île de Beauté, la connaissance du corse est devenue nécessaire pour recruter des professeurs d’école. Cette « corsisation » des emplois est antirépublicaine.

Il ne faut pas oublier les risques d’exacerbation des revendications particularistes. Regardez ce qui se passe en Belgique ou en Catalogne! Ce que nous avons fait en France n’est pas si mal. Notre construction millénaire doit se manier avec précaution.

 

Laurent Sire, pour le MRC 22

 

 

[1] article Ouest France du 4 octobre 2011:

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Langue-bretonne-Martine-Aubry-au-creneau-_8619-1996256_actu.Htm

[2] Edition intégrale du rapport de Fanch Broudic: « L’enseignement du et en breton » ; Editions Emgleo Breiz; février 2011.

Dossier de presse consultable sur le site de l’académie de Rennes:

http://www.ac-rennes.fr/jahia/Jahia/site/academie2/cache/bypass/accueil/pid/17497?entryId=60660

 

[3] « La langue bretonne manque d’enseignants », article Liberennes.fr (26/01/11) :

http://www.liberennes.fr/libe/2011/01/la-langue-bretonne-en-manque-denseignants.html

 

[4] à partir d’extraits des propos de J.P. Chevènement, in « La France a-t-elle écrasé ses régions? », entretien croisé entre Jean-Pierre Chevènement et Jean-Pierre Raffarin, L’Express, 24 décembre 2009.

http://www.chevenement.fr/La-France-a-t-elle-ecrase-ses-regions_a906.html

 

 

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Présidentielle 2012: Chevènement poursuit sa route

Posté par mrc22 le 3 octobre 2011

afplogo.jpg   Dépêche AFP, lundi 3 octobre 2011, 18h56.

 

Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), lance un nouveau livre et une campagne d’affichages, semblant se rapprocher d’une candidature à la présidentielle, dix ans après ses 5,3% de 2002.

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Les troupes militantes du MRC: rarement prises au sérieux par le PS, mais de l’énergie et de l’enthousiasme à revendre!

 

Depuis vendredi dernier, des affiches « 2012. Sortir la France de l’impasse avec Jean-Pierre Chevènement » commencent à se voir dans Paris.

Pour l’instant, la campagne en cours, -15.000 affiches au total-, ne concerne que la capitale mais sera « sans doute bientôt élargie » aux grandes villes, explique à l’AFP Julien Landfried, porte-parole de M. Chevènement.

Tout est prêt : du site internet de campagne au logo « Chè 2012″, fait pour démontrer « le sérieux et la solidité d’un homme d’Etat » mais aussi « sa dimension rebelle », poursuit-il, se disant désormais « totalement dépendant » de la décision de l’ancien ministre.

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« Vu comment la primaire se passe avec des candidats principaux assez discrets sur la crise de l’euro qui est notre gros sujet, la suite des opérations c’est d’aller vers une candidature », dit-il, relevant au passage que le groupe de travail MRC-PS, décidé en avril, ne s’est toujours pas réuni.

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Après 10 ans de droite au pouvoir et bientôt 5 ans de Sarkozysme, les Français s’apprêtent peut-être à porter une personnalité de gauche à la présidence de la république. Davantage par effet mécanique (théorie de l’essuie-glace: à gauche; à droite; à gauche; à droite…) et par rejet de Nicolas Sarkozy, que par réel enthousiasme pour un projet et une vision politiques… Avec le risque grandissime de décevoir (pour longtemps) le  peuple de gauche et les Français, en ne se montrant pas à la hauteur de l’enjeu. [L.S.]

A 72 ans, M. Chevènement qui avait apporté son soutien à Ségolène Royal en 2007 sur la base d’un accord politique et se montre aujourd’hui plutôt en phase avec Arnaud Montebourg, continue à dire qu’il se prononcera « avant la fin de l’automne ». Jugée peu crédible par beaucoup d’observateurs, sa candidature n’est jusqu’ici testée par aucun institut de sondages.

Pourtant, pour « faire bouger les lignes », il avait déjà sorti en juin une brochure « Pourquoi je serai candidat ». Mercredi, il publie « Sortir la France de l’impasse » (Ed. Fayard), livre-programme conclu par : « Y a-t-il d’autres moyens, les institutions de la Ve République étant ce qu’elles sont, que de se porter candidat ? »

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Voyant la construction européenne « comme un déni de démocratie », l’ancien ministre se concentre sur « la crise de l’euro, celle de l’Europe supranationale », qui doit être l’occasion de revoir « l’architecture de la maison européenne ».

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Critiquant la « timidité » de Martine Aubry et François Hollande sur le sujet, le sénateur de Belfort propose notamment un « plan A » pour « redéfinir les missions et le rôle de la Banque centrale européenne » et un « plan B » visant « à organiser la mutation de l’euro de monnaie unique en monnaie commune ».

Dans la partie du livre « Remettre debout le peuple français », l’ex-ministre de l’Intérieur développe une rude critique du multiculturalisme. « Même paré des meilleures intentions, (il) retarde, voire empêche l’intégration, favorise le racisme qu’il prétend combattre, et ne peut que déboucher sur la fragmentation sociale et, à terme, sur des affrontements dits +ethniques+ », écrit-il.

Pour M. Chevènement, « le seul remède aux replis communautaristes » est « le métissage » qui « ne fait pas seulement partie intégrante de l’histoire de notre pays, il est également son avenir ». Et c’est à travers l’école sur laquelle il veut mettre l’accent, que l’intégration peut se faire, plaide-t-il.

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Après avoir dénoncé le « sans-papiérisme » de la gauche, il dit également avoir « changé d’avis » sur le droit de vote aux élections locales des étrangers, inclus dans le programme PS, qui « ouvrirait la voie (…) à des votes ethniques » qui « renforceraient les communautarismes ».

Globalement, juge-t-il, les socialistes « se sont laissés engluer », sur la sécurité, l’école ou l’immigration, « dans un discours victimaire qui, tenable dans l’opposition, handicape inévitablement l’action gouvernementale ».

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Refaire de l’école une priorité nationale

Posté par mrc22 le 29 septembre 2011

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On ne peut pas indéfiniment « faire plus avec moins » : les enseignants ont raison de dénoncer la suppression de 16 000 postes au budget de l’éducation nationale pour 2012, alors que 52 000 postes ont déjà disparu ces 4 dernières années. Le Ministre Chatel a beau répéter que la réussite de chaque élève et la qualité de l’éducation sont au cœur de son action, la politique qu’il conduit ne semble répondre qu’à une logique purement comptable, celle de la « RGPP ».

 

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Les suppressions de postes d’enseignants sont en effet loin d’être indolores et c’est le système éducatif tout entier que l’on fragilise à force de tirer sur la corde.

Considérons l’école primaire, où l’on supprime le plus grand nombre de postes alors que le taux d’encadrement y est particulièrement bas, que 25% des élèves en sortent en grande difficulté en français et 35% en mathématiques.

La réforme de la formation des maîtres, qui supprime la première année de formation en alternance rémunérée pour affecter les enseignants stagiaires directement à temps plein sans formation et réaliser des économies, alors qu’il eût fallu repenser et reconstruire le dispositif formation-recherche pour l’améliorer.

L’accueil des enfants à 2 ans en maternelle, auquel on met progressivement fin alors que l’entrée précoce à l’école bénéficie notamment aux élèves de milieux défavorisés ou issus de l’immigration (7% des enfants ne parlent pas français chez eux). Elle leur donne accès aux livres, à l’écrit et au langage plus rapidement et corrige les inégalités sociales de départ. Considérons encore le baccalauréat professionnel, dont la préparation réduite à 3 ans au lieu de 4 conduit à affaiblir l’acquisition des compétences et à détériorer le taux de réussite des élèves.

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Les suppressions de poste ont un impact concret sur la qualité de l’éducation et l’avenir de notre jeunesse, à l’heure où 140 000 élèves quittent le système éducatif sans qualifications. Aujourd’hui, nous chiffrons à 50 000 les emplois manquants. On ne saurait donc envisager la perte de davantage de postes dans les 2 ans à venir : il est temps de tout remettre à plat pour faire de l’éducation une véritable priorité pour la nation. On ne saurait pour autant réduire cette priorité à la question des moyens. Ceux-ci sont nécessaires mais ils n’ont de sens qu’au service d’une vraie politique de l’éducation renouant avec une école qui assure la transmission du savoir et des valeurs.

C’est pour le MRC un chantier prioritaire.

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